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L'Hexagone en courant... en famille et en diagonale(s)

Pour une immunité libre, contre une pédophilie chrétienne

 
On ne peut que souscrire, en première lecture, à ces évidences tronquées.
Approuver d'instinct ces incohérences assumées.
Et s'étonner ensuite de se trouver l'esprit chagrin, de l'innocence pourtant plein les mains.

Ad mortem aeternam

Je dispose de mon corps, de ma santé. C’est entendu.
Si je souhaite produire seul ma propre immunité, c’est à moi seul que je peux et dois me fier.
Tous ces produits, vantés par des laboratoires qui en tirent un monstrueux profit, seules leurs succursales s’y fient, qui me laissent démuni, seul avec mon broc au lit.
C’est mon combat libre, celui de mes anticorps, et mon droit inaliénable. Aucun doute ne m'assaille.
C'est mon amour libre, joyeux corps à corps, rendant ses comptes au diable qui gère les détails.
Mais si ce droit à disposer de mon corps – de ma vie, de ma mort – semble acquis, dans le contexte particulier d’une société encovidée, comment se fait-il que mon pays progresse si peu sur le droit, plus général, à mourir dans la dignité ?
 
La vaccination n’est, pour l'heure, pas obligatoire. Et c’est peut-être une bonne chose.
Chacun reste ainsi libre de choisir sa fin. Ou, plus exactement, de la jouer aux dés en s'en remettant au sort.
In fine, le variant le plus virulent assignera bientôt à chacun une place temporaire ou définitive dans une des trois catégories imposées : immunisé, cloîtré, décédé.
Mais si l'absence d'obligation vaccinale encourage une forme particulière de suicide aléatoire, glamourisée sans doute par quelque aura exotique et ludique, plébiscitée par la générosité de libertaires fanatiques, on peut toutefois regretter que les pouvoirs publics ne développent pas, parallèlement, des formes plus académiques de suicide assisté, à la fois plus sûres et plus encadrées, standardisées sans être déshumanisées, plus ciblées que randomisées, comme nombre de pays voisins avant nous l'ont fait.
 
L'examen du présent cas particulier pourrait nous éclairer quant aux évolutions attendues en matière de (droit à mourir dans la) dignité.
Aussi, que ne profite-t-on de la présente parenthèse encovidée pour redéfinir le cadre, assez cité mais trop partiellement considéré, de nos individuelles libertés ?
Que ne profite-t-on de cet instant privilégié pour traiter le sujet par d'autres outils que le mépris ou la cécité ?
Sans doute, après la lucidité puis la vie, craint-on de perdre encore l'exotisme et la ludicité ?
Sans doute craint-on de perdre aussi - et surtout - notre statut de PVD ?
 
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#Spirittoo #Sansqueuetoo

La société française s’émeut, depuis peu, du comportement de prêtres ayant abusé de leur entregent et de leur entrejambe auprès de jeunes gens sous influence.
Mais n’est-ce pas là, au fond, à nouveau, la même hypocrisie, la même incohérence, la même abjecte absurdité, snobant le général au profit du particulier et menant à sanctuariser ce qui devrait être criminalisé ?
 
Tout homme est à la fois corps et esprit. Nul n’est mieux placé que le prêtre pour le savoir.
Or, c’est précisément le métier du prêtre que d’abuser les esprits. Au su et vu de tous. Avec la bénédiction des autorités qui, sous couvert de laïcité, laissent cette monstruosité légalement opérer.
Dès lors, comment peut-on décemment faire mine de s’étonner que des enfants soient abusés physiquement par des prêtres auxquels on a préalablement demandé, dans le cadre de leurs fonctions, de bien vouloir les abuser spirituellement ? N’est-ce pas précisément la suite logique et le deuxième volet de leur mission divine : réunir le corps et l'esprit dans une même ignominie ?
Certes, la dite lettre de mission reste implicite, récupérée sans doute à demi consumée dans la fournaise de quelque buisson ardent, ne mentionnant que le façonnage spirituel de l’individu, sans faire allusion à sa dimension corporelle (animale, vulgaire, et pour ainsi dire superfétatoire). Mais lorsqu’on prend conscience du pouvoir dont on peut disposer sur un individu sous influence, permettant de lui faire gober les plus absurdes calembredaines (pour commencer), et pour peu que le corps de l’officiant soit par ailleurs, vicieusement et par ordre de ses supérieurs (ainsi plus coupables encore que les coupables eux-mêmes), soumis au supplice de ne pouvoir réduire la pression par de ponctuelles et hygiéniques pauses dans leur méritoire chasteté, alors la tentation est sans doute grande d’abuser également du corps du supplicié-adjoint, après avoir manipulé, perverti et assujetti son esprit. C’est même une conséquence directe, sans doute, apportant le sentiment bienvenu de rétablir l’équilibre entre corps et esprit, tous deux abusés, tous deux avilis. Sentiment du devoir accompli. Peut-être s'agit-il simplement, dans le fond, de la forme cléricale d'un acte autorisé, à la surface, sous la forme et l'appellation de devoir conjugal ?
 
La loi des hommes est passée par là depuis. Les coupables se sont mis à table. A la table de LA loi.
Le fait d’abuser physiquement d’autrui est désormais passible de poursuites judiciaires. Tu violes, tu casques. On s’en émeuuuut et c’est vachement bien. On castre le mal en marge de la traite du bien.
Mais pourquoi s'arrêter au milieu du gué et se contenter, si on ose dire, d'un travail à moitié fait ?
Alors qu’on aurait tendance à placer l’esprit au-dessus du corps (et l’homme au-dessus de l’animal auquel on refuse, par principe, d’être plus que de la viande), pourquoi continuer à encourager les religions à perpétuer leur grand oeuvre de manipulation des esprits, si on interdit désormais aux prêtres d'abuser des corps associés ? L'homme abusé reste certes un animal, mais doit-on pour autant ne considérer que son corps dévasté, lorsque son esprit a déjà été (et bien plus encore) violenté ?
 
On s'offusque du viol des corps. Evidemment, on l'abhorre !
Mais on plébiscite le viol des esprits. Etonamment, on l'applaudit.
Quel est donc ce non-sens ? Que signifie cette diablerie ?
 
Dans une société adulte, libérée des affres de l’obscurantisme et des conflits d’intérêts, il semblerait pourtant logique et sain de s'émanciper des religions. De les désinstitutionnaliser. De les recriminaliser. Par souci de dignité.
Cette proposition vaut bien un vaccin sans doute.
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